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Culture

Haras d’Annecy : 24 étalons hier, un parc, une Halle et un cinéma aujourd’hui

Élise Delacôte-Bressand 6 min de lecture
Haras d Annecy : affiche sur un mur, bâtiments et parc

Au centre-ville d’Annecy, le Haras est un ancien site équestre transformé en espace patrimonial, paysager et culturel. Pour préparer une promenade, un repas à la Halle ou une sortie, consultez la page officielle du Haras d’Annecy, notamment pour les horaires, les accès et la programmation, susceptibles d’évoluer.

Un repère patrimonial au centre-ville d’Annecy

Le Haras national d’Annecy désigne un ensemble historique lié pendant près de deux siècles à l’élevage et à l’administration des chevaux. Installé dans une ville dont le développement urbain a progressivement rejoint le site, il fait aujourd’hui partie intégrante de la vie du centre-ville annécien. Cette situation permet de comprendre son intérêt : le Haras conserve une part de l’histoire locale tout en accueillant de nouveaux usages.

Haras d Annecy, bâtiments historiques et parc paysager au centre-ville
Haras d Annecy, bâtiments historiques et parc paysager au centre-ville

Son identité architecturale repose sur les bâtiments conçus pour les chevaux et leurs soigneurs : écuries, manège couvert, carrière extérieure, forge, logements et locaux vétérinaires. Ces constructions donnent au lieu une physionomie différente de celle d’un équipement culturel conçu dès l’origine pour le public. Visiter le Haras, c’est aussi observer les traces d’un usage ancien dans l’organisation des cours, des circulations et des volumes bâtis.

Un ancien domaine équestre devenu espace public

La reconversion conserve la mémoire équestre du site tout en lui donnant une fonction urbaine nouvelle. Le Haras accueille des promenades, des rendez-vous culturels, des moments de restauration et des usages quotidiens. Cette évolution intéresse les habitants comme les visiteurs qui souhaitent découvrir Annecy au-delà du lac, de la vieille ville et des itinéraires les plus fréquentés.

De 1806 à la fermeture : l’histoire du Haras national

L’institution est créée en 1806 dans un ancien couvent dominicain, avec une capacité initiale de 24 étalons. Sa mission répond alors aux besoins de l’élevage équin : étalonnage, amélioration des races, contrôle sanitaire, puis accompagnement de l’approvisionnement militaire en chevaux.

Après le retour de la Savoie à la maison de Savoie, le site devient Haras royal en 1815 et sa capacité atteint 80 étalons. En 1860, avec l’intégration de la Savoie à la France, il prend le statut de Haras impérial. L’augmentation des effectifs et les besoins fonctionnels poussent alors à rechercher un emplacement plus adapté. Le site de la rue Guillaume Fichet est finalement retenu après l’abandon, en 1876, d’un projet envisagé avenue d’Albigny.

Les bâtiments historiques de 1880 à 1885

Le nouveau Haras est construit entre 1880 et 1885, selon des plans attribués à l’architecte Louis-Joseph Ruphy. Son organisation répond à des besoins précis : abriter les animaux, les soigner, les ferrer, les entraîner et loger les personnels dans un même ensemble. Pendant 75 ans, le site participe à l’approvisionnement militaire en chevaux, avant que l’évolution des usages ne réduise progressivement cette fonction.

En 1960, le site est repris comme club d’équitation privé. La fermeture est décidée en 2005. Huit ans plus tard, en 2013, la Ville d’Annecy acquiert le domaine pour 7 millions d’euros. Cette acquisition ouvre une nouvelle phase : préserver le patrimoine bâti tout en l’adaptant aux besoins d’une ville contemporaine.

Une réhabilitation entre patrimoine, nature et création

Le projet de transformation présenté en 2018 ne se limite pas à restaurer les façades. Il vise à réorganiser un ensemble de 2,5 hectares, comprenant environ 6 500 m² de surfaces intérieures, pour créer un lieu culturel et de vie. Le projet doit donc conserver le caractère du Haras tout en introduisant de nouveaux usages dans des bâtiments initialement conçus pour les chevaux.

Localiser le Haras d’Annecy

Les travaux comprennent notamment une campagne archéologique, du désamiantage et des forages géothermiques lancés en février 2022. Ces installations participent à un système de chauffage et de refroidissement plus durable. Le budget du projet, approuvé à 23 millions d’euros en novembre 2018, est ensuite évoqué à 38 millions d’euros en 2022, puis à 50,5 millions d’euros en 2023, pour une estimation finale d’environ 53,8 millions d’euros.

La diversité des usages guide la reconversion

Le Haras peut réunir plusieurs expériences au cours d’une même visite : le calme d’une allée plantée, les volumes d’un ancien manège, un repas partagé ou une projection. Cette diversité évite de réduire le site à une seule activité. Selon le moment de la journée, la météo et les envies du groupe, on peut traverser le parc sans programme, s’arrêter à table, puis prolonger la découverte par une activité culturelle.

La consultation publique menée fin 2020 confirme cette attente de mixité. Diffusé pendant trois semaines, le questionnaire a recueilli 3 240 réponses, dont 2 236 retenues après rééquilibrage. Parmi les répondants, 71 % souhaitaient des spectacles et événements culturels, 77 % des espaces de restauration ou de consommation, et 67 % une ouverture du parc tous les jours.

Parc, Halle du Haras et cinéma d’animation : que faire sur place ?

Le parc paysager est la partie la plus immédiatement accessible du lieu. Il offre un espace de respiration au sein de la ville, à parcourir au fil d’une balade ou avant un rendez-vous. Il permet aussi de regarder les bâtiments historiques depuis les cours et les allées. Pour les familles, il peut constituer une étape entre deux visites, sous réserve de vérifier les conditions d’ouverture du jour.

La Halle du Haras pour manger et se retrouver

La Halle du Haras est conçue comme un espace de restauration et de convivialité. Son principe repose sur le repas partagé, le verre entre amis et les rendez-vous du quotidien. L’offre annoncée vise une fréquentation le midi comme le soir. Les enseignes présentes, les horaires de service et les éventuelles modalités de réservation doivent être vérifiés directement auprès de la Halle ou sur le site du Haras avant le déplacement.

La Cité internationale du cinéma d’animation

La Cité internationale du cinéma d’animation inscrit le site dans l’identité culturelle d’Annecy, ville associée au cinéma d’animation. Le projet prévoit notamment des espaces de projection et une résidence d’artistes. Il apporte une dimension contemporaine aux anciennes écuries : le lieu autrefois consacré à l’élevage et à l’entraînement des chevaux accueille aussi des images, des récits et des créations en mouvement.

Préparer sa visite sans mauvaise surprise

Le Haras se situe dans le centre-ville d’Annecy, rue Guillaume Fichet. Sa localisation permet de l’intégrer facilement à une journée de découverte urbaine. Les informations précises sur les accès en transports, le stationnement, l’accueil des vélos, l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, les poussettes ou les animaux ne doivent toutefois pas être supposées : elles peuvent varier selon les espaces et les événements.

  • Pour une promenade : vérifiez les horaires d’ouverture du parc et les éventuelles restrictions liées à une manifestation.
  • Pour déjeuner ou dîner : consultez les horaires de la Halle du Haras et les informations de réservation.
  • Pour un spectacle ou une projection : regardez la programmation actualisée avant d’organiser votre venue.
  • Pour une visite patrimoniale : renseignez-vous sur les visites, les parcours commentés ou les ouvertures ponctuelles des bâtiments.

Le Haras d’Annecy se découvre ainsi comme un site en évolution, où l’histoire des étalons et l’architecture du XIXe siècle côtoient un parc ouvert sur la ville, une halte gourmande et un projet culturel consacré à l’animation. Pour connaître les conditions de visite et les actualités du lieu, la page officielle reste le point de référence.

Élise Delacôte-Bressand

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